Donald Trump nomme son ennemi : le communisme - La chronique de Patrick Le Hyaric - 6 juillet 2026 | L'Humanité : lire, agir

Humanite - 06/07
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Le 250ᵉ anniversaire de la Déclaration d’indépendance des États-Unis aura été pour Donald Trump l’occasion de dérouler le tapis chiffonné d’un roman national où ne figureraient que d’étincelants héros et un exceptionnalisme américain baigné dans les eaux saumâtres d’un nationalisme chrétien.

Aucune trace de l’esclavagisme, aucune mention de la ségrégation, du racisme ou du génocide de peuples autochtones.

Rien non plus sur la barbare peine de mort, la traque des immigrés et des opposants, la chasse aux mots dérangeants et aux sciences. Pas un mot, sur les bombes atomiques déversées sur Hiroshima et Nagasaki. Silence sur les guerres bruyantes et désastreuses menées en dehors du territoire nord-américain. Mutisme total sur celles menées sans aviation, sans chars, ni soldats : les blocus et sanctions économiques qui ont causé, ces cinquante dernières années, près de 28 millions de morts selon la revue « The Lancet ».

Un détail sans doute pour le roi de la Maison-Blanche, qui se souvient des crus mots de l’ancienne et cynique secrétaire d’État américaine, Mme Madeleine Albright, justifiant cette hécatombe à la chaîne CBS : « C’est un choix difficile, mais nous estimons que le jeu en vaut la chandelle »

Voilà le tableau du récit trumpiste : un conte de fées écrit à l’encre de la domination et du mépris.

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Heureusement, le pape Léon XIV, à l’occasion de ce même anniversaire, a de nouveau employé des mots puissants contre les bombes, prononcé d’énergiques homélies contre les chasses aux migrants, appelé Trump à la « modération », « au respect des opinions contraires » et à la paix.

Après avoir fustigé celles et ceux qui veulent l’émancipation des femmes de toutes dominations et inégalités, dénigré les immigrés, stigmatisé les peuples indigènes, Trump a ciblé ceux qui colportent des « mensonges marxistes».

Sur sa lancée, l’empereur du grand capital étasunien a déplié à plusieurs reprises dans chacun de ses discours le grand chiffon rouge : « la menace communiste, notamment de la part de nouveaux arrivants dans notre pays qui adhèrent à des idées totalement opposées à notre mode de vie et à notre grande réussite ». Puis, plus précis, il a ajouté : « Il ne s’agit pas de simples désaccords politiques comme des divergences sur la fiscalit...
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